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Tout Ó commencÚ le mercredi 12 octobre 2005 Ó 13h50 pour finir le vendredi 25 mai 2007 de fašon violente. Pour que le so

Tout à commencé le mercredi 12 octobre 2005 à 13h50 pour finir le vendredi 25 mai 2007 de façon violente. Pour que le souvenir de ton passage ici reste, voici un blog avec toutes tes photos et vidéos. Parce que tu le mérite petit homme, tu as était 19 mois de bonheur et d'amour et je suis loin d'avoir fini de t'en donner mon bébé. Alors voilà ton histoire petit coeur aussi courte soit elle.....

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Famille

 

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tatane

De retour à la maison...

 
On passe sur le fait que j'ai du réveiller tous les amis de papa pour savoir s'il nous avait oubliés à la maternité.... après tout il nous a fait le coup pour Hugo alors pourquoi pas pour toi ??

 

Le vendredi 25 mai 2007,

 
Ce jour tragique où tu es parti. Sans bruit, sans s'y attendre....
Ce matin là, le réveil n'a pas sonné... tu avais mis le volume au minimum et tu as dormi jusqu'à 9h00. Chose rare de ta part !
J'avais normalement rendez vous avec l'assistant social pour voir comment procéder après la mise à pied de papa. J'ai dû annuler car j'étais en retard, on m'a donc fixé un rendez vous l'après midi à 14h.
Ce matin là, j'ai changé les draps de notre lit. Toi et Hugo vous vous êtes amusés à sauter sur le lit, à faire les fous. Je me souviens que tu as pris la taie d'oreiller et que tu l'as posée sur tes jambes, comme une couverture.
Vous étiez infernaux !

Vers midi j'ai fait à manger, des crêpes au fromage et au jambon. Tu ne tenais pas en place donc je t'ai couché assez vite après avoir mangé.
Vers 13 h je t'ai donc couché. J'ai enlevé la clenche de la fenêtre et l'ai posée sur le rebord pour la remporter avec moi... et j'ai fermé le volet. On a fait un tit câlin, mis les veilleuses en marche et je suis sortie de la chambre.... en laissant cette maudite clenche.
Je me suis préparée pour aller à mon rendez vous. Papa jouait avec Hugo à la playstation. Quand je suis revenue, tu dormais encore. J'ai alors un peu parlé avec Marika sur MSN. Puis vers 15h je t'ai entendu râler dans ton lit. J'ai dis à Marika : "je reviens, Ethan semble grognon".

Arrivée dans la chambre tu étais debout dans ton lit. Tu avais les cheveux en bataille. Lorsque tu m'as vue, tu t'es recouché. Alors j'ai mis le drap sur toi en disant: "il fait dodo Ethan". Puis tu l'as enlevé  tu m'as dit "coucou"et tu t'es remis debout dans ton lit. Tu m'a donné gros nounours, boubou et le petit chien pour que je les sorte du lit. Puis tu es revenu vers tes veilleuses. Tu les a mises en marche et j'ai chanté "Au clair de la lune" avec.. Puis tu m'as montré la photo de papa au dessus de ton lit, tu as dit " papa" puis tu as montré la photo de moi et tu as dit "maman". Puis, d'un bond, tu étais de l'autre côté du lit. Là tu as sorti le petit livre avec des photos. Tu m'a montré le chat puis "huho" Hugo puis papa puis maman puis mamie puis papy.... pour une fois tu n'as pas dis papou !
Puis tu as passé ta main dans la moustiquaire que tu avais déjà pas mal trouée. Tu as attrapé le bras pour ouvrir le volet et tu as essayé de le tourner. Je t'ai demandé: " tu veux ouvrir" alors j'ai ouvert, d'une vingtaine de centimètres.
Puis le temps de notre dernier câlin est arrivé. Je t'ai pris dans mes bras et je t'ai serré un court instant contre moi. Je t'ai posé par terre et je me suis souvenu qu'Hugo avait laissé ses légo  sortis. Je suis passée devant toi pour aller enlever la clenche de la porte.
Je t'ai tourné le dos.... je pensais que tu me suivrais, que tu irais retrouver papa et Hugo.... je suis allée dans le couloir, j'ai enlevé la clenche que j'ai posée sur ta table à langer dans la salle de bain, puis je suis repartie dans la salle
pensant te trouver....

 

Et notre vie a basculé avec toi.....

 

Je réalise très vite en ne te voyant pas dans la pièce. Un frisson glacé me parcoure. Mon cœur s’accélère. Comme dans un rêve, à la fois flou et d’une netteté cruelle, je revois mon geste au moment de te coucher.  Un simple oubli qui va nous faire basculer dans l'horreur.

 
Je me précipite dans la chambre et je vois la fenêtre grande ouverte. Une ouverture béante de laquelle je ne peux m’approcher. Une force étrange, violente, incontrôlée interdit à mon corps de bouger. Une tension nerveuse se diffuse dans mes membres comme un courant électrique. Une alarme stridente résonne dans mon crâne. Tout se bouscule en moi. Et brutalement, sans crier gare, je sens monter dans ma poitrine un cri, un hurlement animal, instinctif. Ton père accourt et se penche à la fenêtre de la chambre. Hugo est pétrifié par l’effroi qu'il lit sur nos visages, la panique le submerge à son tour et il lâche les mots : "il est mort". Les mots me pénètrent comme des coups de poignards. Non, ce n'est pas possible ! Je ne veux pas ! Je ne peux pas ! On ne peut pas y croire ! ! J'ouvre le volet de salle, j’aperçois la silhouette d'un voisin, le portable à l'oreille qui regarde en direction de l'immeuble, et je plisse les yeux pour tenter de lire son expression, pour chercher sur ses traits la réponse à la terreur qui déchire mon ventre, brouille mes pensées.


J’entrevois ce que je refuse de concevoir. Je pars, j'ai compris, mais je ne veux pas y croire ! Machinalement je prends les clés, j’appuie sur le bouton de l'ascenseur, tout va très vite. Mes gestes se font comme des automatismes. Les secondes s’étirent et le temps semble arrêté. Pourtant un sentiment d’urgence me secoue et j’ai la sensation que je suis avec toi, connectée. Ton esprit et le mien fusionnent, indissociables. Je réalise que je dois prendre l'escalier... 7 étages....L’espace se distord et j’ai l’impression que les étages s’allongent, et je me persuade sur toute la descente que tu vas vivre ! Tu ne peux pas mourir. Tout cela ne peut pas finir ainsi ! Ce n’est pas possible. Je me dis que tu es sur l'herbe, que l'on va aller à l'hôpital, que ce soir tu rentreras avec nous... Tout ce passera bien. Je ne peux pas imaginer un seul instant te perdre. Je ne peux pas croire que cela t’arrive à toi, que cela nous arrive à nous…. Et pourtant !


J'arrive en bas, je pousse la porte et je te vois là, étendu sur le sol. Tu ne respires plus. Je te frôle et presse ton cou pour sentir ton pouls... il est lointain. Puis je te parle, je te dis de te battre! Je veux que tu te battes ! Et là comme si tu m’avais entendu, comme si l’amour que je te porte avait franchi les barrières de la mort, tu reprends une grande respiration. Mes yeux glissent sur ton corps à la recherche de blessures. Ta cuisse gauche est éraflée. Elle enfle à vu d’œil et devient bleue. Je suppose qu’elle est cassée. Tu as aussi quelques égratignures au bras droit. Des éraflures. Peut-être une fracture. Je veux croire que c’est tout ce que tu as ! Je ne peux pas accepter qu’il en soit autrement !

Papa affolé nous rejoint. Je lui dis de prévenir Nathalie pour qu'Hugo ne reste pas tout seul. Mon esprit se divise entre mes deux enfants, entre la chair de ma chair. J’ai l’impression de ne vivre que pour vous. J'imagine le coup de massue ma pauvre Nath ! Elle monte retrouver Hugo qui tente de te voir pas la fenêtre.
Papa revient en courant, je lui dis que tu as besoin de ton doudou, de ce doudou qui a accompagné tes nuits, ce doudou qui t’a rassuré pour t’endormir, ce doudou qui va encore te protéger, qui va éloigner le cauchemar éveillé que nous traversons. Ton père remonte le chercher... Les minutes sont interminables. Une personne s'approche de moi, je ne la connais pas, c'est la première fois que je la vois. Elle me dit avoir la formation des premiers secours. Elle te parle..... Puis essaie de téléphoner encore aux pompiers... Papa revient, cette personne inconnue nous laisse, sans doute trop bouleversée par l’épreuve.


J'ai ton doudou dans les mains, je te parle, je te dis qu’on t'aime, qu'il faut que tu sois fort, que le docteur va bientôt arriver. Et  là je ne sais pas pourquoi je veux téléphoner à notre médecin traitant... impossible de me souvenir du numéro. Comme si elle pouvait faire quelque chose pour toi. Mais j’ai besoin dans ces instants de me raccrocher à l’idée que quelqu’un va te sauver, que quelqu’un va t’arracher à cette atroce réalité. Je ne réalise pas encore, je ne veux pas réaliser cette fin impossible !

Ta respiration est bruyante, comme des râles, comme si tu avais du liquide dans les poumons.


Entre temps papa a téléphoné à tes grands parents...

Tu bouges ta petite tête comme pour regarder vers moi, tu gémis.... papa me dit que tu as du sang dans la bouche, juste un petit filet de sang. J'essaie de me convaincre que ce n'est qu'une morsure que tu t'es faite....Mon esprit m’interdit de songer à autre chose, d’envisager le pire.
Les pompiers arrivent. Je m'éloigne un peu de toi, quelques centimètres, car je sais qu'ils vont avoir besoin de place. Ces quelques centimètres ressemblent à un gouffre. Tu es trop loin de moi. Puis un pompier me fait me lever et aller plus loin avec papa.
 

Une jeune fille d’environ 12 ans, s’approche de moi, pose sa main sur mon épaule et me dit qu’elle est sûre que tu vas t’en sortir. Je ne sais quoi dire. Je voudrais la croire, je veux la croire, mais je sais qu’elle se trompe !

Là, deux pompiers tournent ta petite tête pour te mettre la minerve. J’aurais voulu hurler mais je crois qu’aucun son n’est sorti de ma bouche. Ma gorge est trop sèche et mes yeux trop humides. Voilà, je réalise. Tu pars, tu t’envoles mon ange. Je vois du sang sortir de ton oreille. Je sais que c’est fini, ton cerveau est touché. 7 étages…20 mètres…ton petit corps est meurtri.

Le pompier m’éloigne encore plus de toi pour que je ne vois rien de ce qu’ils vont te faire. Ils coupent ton tee-shirt. Je ne vois plus rien à part les visages des badauds curieux du spectacle de ta mort. Certains regards ont de la compassion, d’autres du mépris.

La police arrive, les questions fusent. Je suis la dernière personne à t’avoir vu en vie. On me demande des détails. Les paroles s’échappent de ma bouche mais je ne les entends pas. Mes pensées sont près de toi. Je voudrais que ces pensées soient une couverture chaude et moelleuse dans laquelle t’envelopper.

Je pense à Hugo. La réalité m’accable, me terrasse, comme si le poids de l’absurdité, de l’injustice, s’effondrait sur moi. Comment lui dire ? Comment va-t-il grandir sans son petit frère ? Comment va-t-il se construire après un tel drame ? A ce moment, je ne pense pas à moi, ni à ton père, je ne pense qu’à Hugo, qu’à son existence marquée par cette tragédie.

Le pompier en face de moi pleure. Il me dit, entre deux sanglots, avoir un fils de ton âge. Je cherche à le réconforter. Pourquoi ? Ce n’est pas mon rôle mais je comprends aussi que c’est moi-même que je cherche à réconforter. Les paroles que je prononce me semblent venir d’une étrangère.

 Papy arrive. Je me surprends à penser qu’avec son arrivée tout va s’arranger, que tout va rentrer dans l’ordre. J’ai encore ce besoin vital de croire que tu vas être sauvé, que notre amour, que notre famille vont te préserver.

Un policier me dit qu’il n’y a pas de place pour moi dans l’ambulance, que nous devons monter chacun dans une voiture de police.

 Il est 16h, les parents se pressent devant l’école dans la rue.

 Je sens que mon corps se vide de l’intérieur. Ces parents vont trouver leur enfant au moment où moi je perds le mien.

Mamie arrive, la police demande à papy et mamie de rester un peu sur les lieux.

Nous partons ; la voiture dans laquelle je suis ouvre la route, en tête du convoi, suivie de l’ambulance, puis de la voiture où se trouve papa.

Les choses se bousculent dans ma tête. Les sirènes hurlent. Les voitures se poussent. Dans la descente qui mène à l’hôpital, l’ambulance fait presque du sur place. L’angoisse d’arriver trop tard me serre la gorge. J’étouffe.

 Je tente une question aux policiers : «  le docteur vous a dit quelque chose ? Il va s’en sortir ? » Ils ne savent pas quoi répondre. Ils n’en savent rien….

A l’approche de l’hôpital, il y a des bouchons. Les conducteurs ne laissent pas passer facilement, le policier fait des manœuvres pour se dégager. Etrangement je n’arrive pas à éprouver de la haine pour ceux qui empêchent l’ambulance de se frayer un chemin. Tout mon esprit est avec toi, à tes cotés……

 

 

 

 

Arrivés à l'hôpital....

 

Enfin on arrive à l’hôpital. Nous entrons aux urgences pédiatriques. L’ambulance arrive. Le pompier qui était à mes côtés est sur le brancard avec toi, il te fait un massage cardiaque, les larmes coulent sur son visage. Papa me prend dans ses bras pour ne pas que je te vois. Je le repousse, je veux te voir, j’ai besoin de te voir !

 

Une infirmière vient nous chercher et nous emmène dans une petite pièce avec une chaise et un lit. Elle nous dit qu’elle viendra nous donner de tes nouvelles.

 

Papy et mamie arrivent. Les minutes semblent durer une éternité. J’espère de nouveau. Même avec des séquelles, même en fauteuil roulant à vie. Oui je sais, je suis égoïste mais je veux te garder encore un peu avec moi. Papa sort de la pièce pour rappeler ses parents….

 

C’est là que le médecin réanimateur arrive et me dit : « madame, vous savez la gravité de la chute… ». L’évidence tant redoutée me frappe. Je réponds : « oui, il est mort ». Je m’effondre sans attendre sa réponse. Toute ma vie s’écroule devant moi. Je vis l’horreur, le cauchemar éveillé n’en finit plus. Mamie part chercher papa. Il vacille lorsque le docteur lui annonce. Je ne sais pas comment le réconforter. Je n’ai plus de salive, plus de mots, plus rien.

 

On nous dit que le personnel te prépare au cas où nous voudrions te voir… Oh oui je veux te voir ! Je veux t’embrasser, te serrer contre moi !

 

On attend, la police reste derrière la porte. J’ai l’impression d’être coupable d’infanticide.

 

Papy Titi, mamie Sergine et ta tante Marilyne arrivent.

 

On vient nous chercher, tu es prêt.

 

Dans ce service, j’entends les pleurs de bébés, je réalise que je n’entendrais plus les tiens.

 

Tu es là, dans une petite chambre, la tête calée dans un drap blanc. Le côté droit de ton visage est marqué, l’œil gonflé, tes lèvres entre ouvertes. Je n’y crois pas, tu ne peux pas être mort, tu dors c’est tout !

 

Mamie me dit de venir de l’autre côté du lit, pour être du côté ou ton visage n’a pas changé. En passant, je tape accidentellement mon pieds dans le lit, tu bouges. L’espace d’un instant je te crois en vie.

 

Je te touche, ta peau est encore chaude et souple. Je te dis » bonne nuit mon ange. Dors mon bébé, dors » Je t’embrasse. Mes larmes coulent sur ton visage.

 

La famille nous laisse quelques instant avec toi et cette fois le temps passe trop vite. Ma vie se dilue dans mes larmes à ce moment précis. L’espoir de te voir te réveiller s’enfuit.  

 

Une infirmière entre dans la pièce et nous parle des papiers qu’il faut rapporter. Puis nous assure que l’on pourra revenir te voir autant de fois que l’on veut, jusqu’à la cérémonie. Alors on te laisse… En fermant la porte derrière nous une autre infirmière arrive et dit que nous ne pourrons pas te revoir avant la fin de l’enquête de police et que tu vas subir une autopsie.

 

 

Voilà, c’est fini. Plus d’espoir. La vie à quatre, notre vie  a définitivement pris fin le vendredi 25 mai 2007 à 16h20, heure de ta mort.


J’ai beau l’écrire, je n’y crois toujours pas. Et pourtant cela fait huit mois… Je veux croire que tu vas revenir. Mais cette douleur me montre le contraire.

 

 

Après deux heures d’interrogatoire, chacun dans une pièce, papa et moi pouvons enfin rentrer retrouver Hugo.

 


Il faudra attendre une semaine pour te revoir à la morgue. Et encore cinq jours de plus avant de pouvoir te dire adieu.

 

 

 

Merci mon amour de m’avoir donné le courage d’écrire tout ça. De décrire au mieux ton dernier jour avec nous. Je t’aime mon beau prince !

 

 

Merci Aurélien, d'avoir reformulé le texte d'origine et d'y avoir mis t'a touche d'écrivain, merci pour ta contribution !!

 

Mon bébé

 

J'ai rêvé de toi cette nuit. Un arbre avait amorti ta chute, tu étais en vie. Papa avançait vers moi, tu étais dans ses bras, tu disais « Maman ! » avec un grand sourire, tu tendais les bras vers moi. Je t'ai pris dans mes bras et je t'ai couvert de baiser. Mais ce n'était qu'un rêve, rien d'autre... Et ce matin je suis en larme car ta chaleur s'est évaporé...

Tu vois mon bébé mes yeux que je pensais sec au point de ne plus pouvoir laisser couler une larme sont de nouveau envahit pas un torrent...

Tu me manque tellement mon chéri. Qu'est ce que je peux faire pour que tu le vois, pour être sur qu'il y a quelque chose après la mort ?

Je t'aime mon petit bébé si fragile, oh oui, je t'aime si fort !